La dette

La dette

J’ai regroupé ici des vidéos et des liens vers des articles pertinents pour analyser la dette.

Les vidéos

La première, il s’agit d’une vidéo très pédagogique résumant très rapidement les implications du système de  création monétaire par le crédit et le lien avec la dette publique. C’est une vidéo idéale pour introduire le sujet.

Pour aller plus loin, les deux vidéos suivantes sont également incontournables. Elles sont issues d’une conférence de Ben Dyson, président fondateur du mouvement Positive Money en Angleterre (dont le site web est une ressource de très bonne qualité sur le sujet). Dans la première partie, il démonte magistralement tous les vices du système monétaire actuel, puis dans la seconde partie, il explique les pistes pour changer de système. (c’est en anglais, mais il y a les sous-titres, cliquer sur CC en bas à droite du player).


La monnaie fait partie de notre quotidien. Elle est au cœur de nos économies : elle permet les échanges des biens et des services. Pourtant, personne ne sait vraiment qui la fabrique, ni comment elle fonctionne. En partant de ce que tout le monde connait, ce document explique les fondements des systèmes monétaire et bancaire, et en décrypte certaines conséquences. Car c’est bien l’incompréhension du système monétaire par la majorité des citoyens, des journalistes, des politiciens et de nos élites au sens large, qui permet à la finance et aux banques de régner sans entraves.

Apprenez en quelques minutes ce qu’est la création monétaire par le crédit, le système des réserves fractionnaires, et l’article 123 du traité de Lisbonne… sans lesquels il est impossible de comprendre l’origine des dettes publiques et privées qui ravagent l’ensemble des pays développés.

Cette série de 4 vidéos qui traite de :
I- COMMENT SE FORME-T-ELLE ?

II- COMMENT LA MESURE-T-ON ?
III- LA DETTE PUBLIQUE EST-ELLE UN PROBLÈME ?
IV- COMMENT SE DÉBARRASSE-T-ON DE LA DETTE ?
Ce long métrage d’animation, dynamique et divertissant, de l’artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D’ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.
Nous vous présentons le chef d’oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! (bankster2008)

Les liens

Une série exceptionnelle sur le blog d’Olivier Berruyer :  le système bancaire

 

Tribune libre signée Clément Barailla Nouvelle Donne

Je ne peux résister au plaisir de relayer cette tribune libre signée Clément Barailla, candidat aux élections européennes de 2014, 3e sur la liste Nouvelle Donne pour la circonscription Ouest et publiée par ubacto.

Nous sommes tous plus ou moins gagnés par un sentiment d’impuissance. Impuissance vis-à-vis du politique, de la « mondialisation » ou des « marchés financiers ».

Si je m’engage aujourd’hui pour Nouvelle Donne, c’est d’abord et avant tout pour redonner au citoyen la place qui doit être la sienne. Dans un contexte où nos gouvernants, ceux que nous élisons pour nous représenter, s’enlisent jour après jour dans la comédie de leur propre impuissance, cela devient urgent.

Quand François Hollande compte sur le retour à court terme de la croissance, promet que la prospérité est au coin de la rue et que le chômage est en passe de se résorber, il met en scène son impuissance. Nul ne sait exactement quelle est la politique la plus adéquate. Mais certaines réalités se rappellent à nous: la croissance est durablement basse, la reprise économique est trop fragile pour imposer une cure d’austérité trop forte, l’économie française a moins besoin de main-d’oeuvre.

Faire fi de la réalité, c’est se condamner à l’impuissance.
Le réalisme, c’est de voir que le système politique français ne permet plus de réaction politique efficace face aux défis contemporains. Ce ne sont pas tant les hommes qui sont en cause que l’organisation qui les modèle.
C’est pour cela que l’enjeu primordial est celui de la réorganisation du système démocratique, c’est un enjeu de gouvernance.

La deuxième révolution industrielle n’est pas seulement la conséquence d’avancées techniques ou de l’utilisation de nouvelles énergies, c’est la mise en place d’organisations nouvelles. Les Trente Glorieuses seraient-elles advenues sans le taylorisme ?

Pour partie, cette question de l’organisation est donc économique, mais elle est aussi juridique et institutionnelle. La façon de gouverner doit s’adapter au contexte de gouvernement.

Ces questions apparaissent comme des évidences, pourtant la complexité des systèmes économique et politique actuels fait que personne ne s’en occupe. Il est en effet à la fois plus facile et moins efficace de naviguer à vue, de faire du « pilotage économique », de sortir « la boîte à outils ». On peut gagner une bataille navale simplement avec de la roublardise et en sachant naviguer, mais si on a l’occasion de revoir l’architecture du navire pour l’adapter au combat, pourquoi s’en priver?

La démocratie française ne fonctionne plus correctement. Les « élus » forment une caste à part, ou du moins une profession, qui comme toute profession obéit à ses logiques propres. Une des grandes conséquences de la Révolution a été la suppression des corporations, représentantes des intérêts particuliers. Voilà que ceux qui sont chargés d’en incarner l’héritage en viennent eux-mêmes à former une corporation. Nul n’est à blâmer, l’organisation est à améliorer.

Mais avant tout changement institutionnel, des modes de fonctionnement très simples vis-à-vis de ces institutions peuvent réguler les dérives du système existant. Ainsi, favoriser l’aller-retour entre la « vie civile » et l’exercice d’un mandat permettrait sans qu’il soit nécessaire de changer la Constitution d’éviter les écueils de la « carrière politique ». Rétablir pour certaines fonctions l’exercice du tirage au sort obligerait les citoyens à se confronter à la prise de décisions, et permettrait un complément de représentativité. Développer, au moins à petite échelle, le principe de « l’élection sans candidat » permet de choisir les gens non pas en fonction de leur degré d’envie et d’habileté mais de leurs qualités.

Toutes ces pistes ne mènent pas au Saint-Graal, mais conduisent à se poser les bonnes questions. Il s’agit de réveiller le citoyen, qu’il exerce ou pas des responsabilités politiques.
Ce n’est ni en vociférant ni en se retirant du jeu politique que l’on peut améliorer les choses. C’est en agissant avec calme et détermination.

Le grand message de Nouvelle Donne, c’est de dire qu’il est l’heure de reprendre la main. Ce qui signifie qu’on ne va pas attendre de miracles mais que l’on va se retrousser les manches. Pour un citoyen, étudier le fonctionnement de la monnaie ou des institutions, c’est nécessaire. Ça fait partie de l’exercice de la liberté. Et c’est souvent beaucoup moins compliqué que ce qu’on veut nous faire croire.
En définitive, on a le choix entre faire confiance aveuglement (à des gens qui entre nous ne comprennent pas bien ce qu’il se passe ni comment s’en sortir…) ou bien se faire confiance et reprendre la main.

Clément Barailla
Candidat Nouvelle Donne en troisième position sur la liste Grand Ouest.