Lecture

La grande trahison« Nous sommes des millions à nous sentir trahis, à penser : ?Je n?ai pas voté pour ça !? Et pourtant, nous sommes des millions à croire encore à la justice sociale et à comprendre que détruire la planète, c?est détruire notre avenir. Des millions à savoir que la haine de l?autre n?a jamais créé un emploi. Nous ne pouvons pas nous résigner. Il existe des solutions efficaces pour sortir de la crise, une nouvelle donne est possible. Si les ?élites? ont renoncé, nous, nous continuerons le combat. Il est temps de relever la tête. Il est temps de reprendre la main. »
Un réquisitoire contre la vision actuelle à court terme de la finance.
100 graphiques originaux, tout en couleurs, permettent de comprendre la crise dans laquelle nous sommes plongés et ce qui nous attend. L’euro aggrave la crise au lieu de protéger l’Europe.
Le compte à rebours de l’éclatement de la monnaie unique a-t-il commencé ?
Le maintien de l’euro nécessiterait des transferts massifs entre nos pays, auxquels les peuples ne sont pas prêts.

Nous ne retrouverons pas la croissance des Trente Glorieuses.
La croissance forte ne reviendra pas en Europe : depuis cinquante ans son rythme ne cesse de baisser jusqu’à tendre vers zéro.
Nos sociétés peuvent s’adapter à une croissance très faible, mais cela exige des choix clairs. Ce livre les propose.

La facture de 40 ans de laxisme va être salée.
Depuis 1974, pas un seul budget de l'État n a été à l’équilibre.
Depuis 2008, les États ont pris des engagements démesurés.
Les banques centrales ont inondé le secteur financier de liquidités.
À l’heure des comptes, il faudra choisir entre les contribuables (impôts) et les épargnants (restructuration ou inflation) pour régler la note.

Vous pouvez l’acheter :
de préférence, chez votre libraire préféré (il est très largement disponible), afin de les soutenir dans le contexte difficile actuel ;
par Internet, et je vous recommande de choisir une enseigne qui dispose de points de ventes physiques, comme par exemple la Fnac ou Decitre…
Mon amie c'est la financeDans un ouvrage paru récemment, trois auteurs dévoilent les ressorts de la loi bancaire fantoche adoptée par le gouvernement français. Un cas d’école sur les rapports entre pouvoir démocratique et pouvoir financier.

Le conflit entre les choix politiques et les intérêts économiques a pris une nouvelle dimension avec la crise financière, puis économique, qui a débuté en 2007. Pressés par le poids de la dette, par le chômage et par le constat de leur propre impuissance, les politiques ont montré une volonté de « moraliser le capitalisme » comme en son temps Nicolas Sarkozy, autrement dit de faire revenir à plus de raison la « finance casino. » Face à ces manœuvres des politiques, le monde financier, qui a subi lui aussi son lot de misères dans la crise, s’est cabré en arguant de son rôle dans « l’économie réelle », dans la création d’emploi et dans le financement des entreprises.

Récit d’un renoncement
C’est une bataille de cette guerre entre le pouvoir démocratique et le pouvoir économique que décortiquent avec beaucoup de minutie trois auteurs, Mathias Thépot (journaliste à La Tribune), Frank Dedieu et Adrien de Tricornot, dans leur ouvrage* “Mon Amie, c’est la Finance”. Cette bataille est celle qui a conduit l’exécutif français issu des élections présidentielles de mai 2012 à adopter une législation bancaire qu’il faut bien qualifier de « pacotille. » Du discours du Bourget de François Hollande avec son fameux slogan « Mon ennemi, c’est le monde de la finance » jusqu’aux pressions sur les députés socialistes pour faire adopter une loi fort au goût du lobby bancaire, on suivra avec amusement et souvent avec désolation l’histoire d’un renoncement et d’un reniement.

Cas d’école pour la démocratie
Cet ouvrage met en évidence avec brio un cas d’école. Sa lecture est d’autant plus recommandée qu’elle ouvre de nouvelles perspectives sur la nature du pouvoir démocratique aujourd’hui. Ce livre est celui de la démocratie désarmée et impuissante. Aussi est-il un ouvrage salutaire qui met à jour deux cruelles vérités sur l’état de notre régime.

La première, c’est évidemment la « servitude volontaire » dans laquelle le pouvoir élu se tient face aux puissances financières. Une servitude fondée sur la peur, l’ignorance et la prédominance de la logique financière. Dans sa passionnante préface, l’économiste Gaël Giraud souligne combien « un peuple qui agonise sous les dettes de ses banques n’a plus le loisir de résister au chantage politique de ses créanciers. »


* Adrien de Tricornot, Mathias Thépot, Franck Dedieu, Mon Amie, c’est la Finance, éditions Bayard, 195 pages, 17 euros.
L'illusion financière (Gael Giraud)

L'illusion financière (Gael Giraud)

Depuis 2010, la crise financière des crédits subprimes s’est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que le pire est encore devant nous. L’impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l’économie européenne va jusqu’à remettre en cause les institutions même du vivre-ensemble européen…Y a-t-il d’autres issues que la généralisation des plans d’austérité budgétaire, le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation ? L’auteur met en lumière les illusions qui brouillent le débat public actuel. Il montre en particulier que la contrainte énergétique et climatique est l’élément déterminant qui conditionne toute prospérité durable en Europe, et souligne l’exigence de le placer au coeur d’un nouveau projet qui échappe à l’addiction mortifère de notre économie à l’égard d’une finance dérégulée. Il explique que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l’Europe du piège où l’a précipitée la démesure financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre. Publié en octobre 2012, ce livre a fait l’objet de très nombreux articles de presse soulignant la clarté et l’audace des propos de l’auteur.
La décroissance économique - Pour la soutenabilité écologique et l’équité socialeLes concepts de « croissance verte » et de « développement durable » ne sont pas à la hauteur des enjeux écologiques et sociaux actuels. Après des années d’améliorations de l’éco-efficacité, le supposé « découplage » entre la dégradation de la situation écologique et sociale d’un côté et la croissance économique de l’autre montre clairement ses limites. Aujourd’hui, c’est l’idée d’une décroissance soutenable, équitable et conviviale qui tend à se développer. Une multitude de mouvements en France, en Italie et ailleurs interpelle la communauté scientifique.
C’est un nouveau champ de recherche transdisciplinaire qui s’ouvre, mêlant les approches techniques, écologiques, économiques, sociologiques, anthropologiques et institutionnelles. Un champ dans lequel la question des indicateurs de richesse croise celle de la perception psychologique du bien-être, où l’amélioration des techniques et procédés de production est confrontée à la récurrence d’un « effet rebond ».
Pour formuler toutes ces problématiques et commencer à y répondre, l’association Recherche & Décroissance a organisé la première conférence internationale sur la décroissance. Ouverte sur les bases d’une coopération scientifique internationale, cette rencontre a rassemblé 140 chercheurs et membres de la société civile provenant d’une trentaine de pays du Nord comme du Sud. Les contributions qui en ressortent traduisent la richesse des échanges. Cet ouvrage entend en restituer une partie et en appelle beaucoup d’autres.
Manuel d’économie à l’usage de ceux qui n’y comprennent rien« J’y comprends rien ! », « j’ai pas les bases », « c’est pas mon trip ! », « l’éco, très peu pour moi ! »… ces réflexions désabusées et fatalistes que chacun(e) a entendues et entend, n’en finissent pas d’annoncer la capitulation des citoyens(nes) face à un système qu’ils ne comprennent pas. De même qu’il est inadmissible de ne pas savoir si c’est un cancer ou un simple rhume que l’on a, à la lecture d’un diagnostic médical, il est inacceptable que les citoyens(nes) demeurent dans l’ignorance quasi totale quant aux mécanismes fondamentaux d’un système qui constitue la trame de la vie sociale. Sachons une bonne fois pour toutes ce qui se joue dans notre société. Alors on cesse de croire les gourous de la pensée unique et du politiquement acceptable et on se donne les moyens de comprendre, de réfléchir, de décider et d’agir…

Patrick Mignard a enseigné l’économie à l’IUT de l’Université de Toulouse III. Il a également été chercheur au LERASS (Laboratoire d’Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales). Aux éditions AAEL, il est notamment l’auteur des livres L’anti-Sisyphe, pour en finir avec la marchandise (2001), L’illusion démocratique (2004) et Critique du socialisme (2007).
La violence des riches - Chronique d'une immense casse sociale

La violence des riches
Chronique d'une immense casse sociale
Michel PINÇON, Monique PINÇON-CHARLOT

Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale.
Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un véritable pilonnage des classes populaires : un monde social fracassé, au bord de l'implosion.
Loin d'être l'oeuvre d'un « adversaire sans visage », cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d'un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.
À ceux qui taxent indistinctement de « populisme » toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du « bourgeoisisme ».
Jusqu'à quand ? L'éternel de la crise financière

Jusqu'à quand ? L'éternel de la crise financière
Frédéric lordon

On n'aurait pas dû avoir à attendre un événement extrême comme la crise des subprimes pour prendre conscience de l'effrayante nocivité de la finance déréglementée. Mais la libéralisme est ainsi fait qu'il tolère aisément les crises qui n'affectent que les dominés et ne s'émeut que de celles qui frappent ses élites. Or nous y sommes. La finance étasusienne est en ruine et celle de l'Europe ne vaut guère mieux. Au moins cette crise met-elle à nu les mécanismes du désastre tels qu'ils sont inscrits dans les structures même des marchés, et force jusqu'aux plus bornés des idéologues à la seule conclusion restante : sauf à risquer de nouveau que les mêmes causes entraînent les mêmes effets, il est temps de tout changer.
La crise financière ouverte depuis l’été 2007 n’est pas seulement remarquable par son ampleur mais aussi par le fait d’être la n-ième d’une longue série de convulsions des marchés, ouverte… depuis que la déréglementation a été lancée ! Or, pour comprendre le principe de ces crises à répétition, il n’est pas d’autre moyen que d’ouvrir la « boîte noire » et de se colleter avec le fonctionnement précis des produits financiers et des marchés où ils sont traités. Lors même que les activités de la finance ont un impact, parfois dramatique, sur l’économie réelle, il est presque impossible d’en discuter démocratiquement tant la complexité intrinsèque des produits et des marchés fait écran et rend le débat impossible, tenant éloignés ceux-là mêmes qui y seraient pourtant les principaux intéressés – citoyens et salariés.
Cet ouvrage a pour but de déchirer ce voile et de rendre autant que possible appropriables les mécanismes techniques de la finance spéculative, tels qu’ils ont été impliqués dans la crise présente, appropriation qui est le préalable à une re-politisation de la question financière. On peut même dire les choses plus précisément : comprendre est désirable en soi, mais plus encore comme préparation à l’action. Car c’est là le deuxième objectif de cet ouvrage, qui fait déboucher l’analyse sur un schéma d’ensemble de reconstruction des structures de la finance, et apporte à la question « jusqu’à quand ? » une réponse simultanément technique et politique : à partir de maintenant, c’est assez !


Frédéric Lordon est directeur de recherche au CNRS, économiste au CSE. Il a déjà publié La Politique du capital (Odile Jacob, 2002) et L’Intérêt souverain (La Découverte, 2006), et aux éditions Raisons d’agir Fonds de pension, piège à cons ? (2000) et Et la vertu sauvera le monde… Après la crise financière le salut par « l’éthique » ? (2003)

Economistes à gages
Serge Halimi, Frédéric Lordon, Renaud Lambert

Troisième opus de la collection LLL/Le monde diplomatique – Prendre parti, après les succès de L'Art d'ignorer les pauvres (13 000 ex. vendus) et de Le Protectionnisme et ses ennemis (7 000 ex. vendus).
"Le changement, c’est maintenant", affirmait le candidat François Hollande. Impossible répondaient alors et répètent toujours les économistes à gages. Leur mission : démontrer au bon peuple égaré qu’il n’y a pas d’alternative.

Le Monde diplomatique a souvent analysé cette antienne. En voici 3 exemples :
- une enquête de Renaud Lambert sur "les liaisons dangereuses des experts ès économie",
- une étude de serge Halimi de la "lancinante petite musique des chroniques économiques »,
- une analyse de Frédéric Lordon intitulée" "les prodiges de l’amnésie".

Laisser un commentaire