La sociocratie et sa mise en oeuvre dans Nouvelle Donne

Présentation de la sociocratie et sa mise en oeuvre dans @Nouvelle_Donne

Sociocratie

La sociocratie

par Patrick BOVILLARD co-fondateur de Nouvelle Donne.

La sociocratie à Nouvelle Donne

La sociocratie est un mode de prise de décision et de gouvernance qui permet à une organisation, quelle que soit sa taille — d’une famille à un pays —, de se comporter comme un organisme vivant, de s’auto-organiser. Son fondement moderne est issu des théories systémiques. L’objectif premier est de développer la coresponsabilisation des acteurs et de mettre le pouvoir de l’intelligence collective au service du succès de l’organisation.

La méthode d’organisation sociocratique repose sur quatre règles simples.

La prise de décision par consentement

La sociocratie distingue les décisions politiques (qui affectent le fonctionnement de l’unité ou l’organisation du travail) et les décisions opérationnelles (le travail au quotidien). Pour des raisons d’efficacité, seules les premières sont prises par consentement. Il y a consentement quand personne n’a d’objection importante et raisonnable. Quand une objection est émise dans un groupe sociocratique, la personne qui a émis l’objection et les autres membres du groupe travaillent ensemble à la lever. S’ils y arrivent, la décision est prise ; sinon un processus d’escalade dans la structure de l’organisation évite le blocage.

Le consentement est la composante cardinale de la sociocratie. Il peut être fait à peu près n’importe quoi du moment qu’il y a consentement. Notamment une organisation sociocratique peut choisir pour une durée limitée un autre type de gouvernance, s’il y a consentement à ce propos, par exemple en cas de crise grave.

Le cercle

La sociocratie maintient la structure opérationnelle existante d’une organisation. À chaque élément de cette structure, elle rajoute en parallèle un cercle chargé de la prise des décisions politiques. Toute personne appartenant à la structure opérationnelle est membre de droit du cercle correspondant. Des cercles ad hoc peuvent être créés pour résoudre des problèmes spécifiques.

Chaque cercle établit ses propres règles de fonctionnement sur le principe du consentement de ses membres. Un cercle a pour mandat de réaliser la mission de l’unité de travail, d’améliorer constamment la qualité de sa production et d’assurer sa pérennité par l’éducation permanente de ses membres.

Le double lien

La sociocratie établit un double lien entre chaque cercle et son cercle de niveau supérieur. Le responsable de l’unité opérationnelle est choisi par le cercle de niveau supérieur. Une deuxième personne, obligatoirement distincte de la précédente, est choisie par le cercle pour participer au cercle de niveau supérieur et donner ou non son consentement aux décisions qui y sont prises. Ces deux personnes sont membres à part entière des deux cercles.

L’élection sans candidat

Le choix et l’affectation des personnes dans une fonction ou la délégation d’une tâche à un membre du cercle s’effectue par un processus de vote sans candidat déclaré. Chaque membre du cercle propose la personne qu’il estime la plus adaptée à la fonction, puis justifie son choix. Le facilitateur du cercle propose alors un candidat qui est accepté ou non par consentement.

 

Pour plus d’informations voir l’article de Wikipedia

Les Européennes avec Nouvelle Donne

Réunion publique Nouvelle Donne Ariège

Réunion publique Nouvelle Donne Ariège en présence de F. Castex

Les Européennes avec Nouvelle Donne, réunion publique du 31 mars

Lors de la réunion publique du 31 mars, c’est la députée européenne Françoise Castex qui a poussé les portes de la petite salle des fêtes de Trémège  pour évoquer, avec un petit groupe de sympathisants, les enjeux des élections à venir et le mouvement auquel elle appartient désormais, à savoir «Nouvelle Donne». Au lendemain d’élections municipales synonymes de déroute pour la gauche, marquées par une abstention qui en dit long sur la défiance des citoyens à l’endroit de la classe politique, la députée  s’est montrée critique. «Le chiffre de l’abstention est alarmant pour un pays développé comme la France. C’est une alerte sévère, un échec de la politique économique et des partis qui ne sont plus en phase avec les citoyens.»

De la démocratie participative

Et la députée de prôner au nom de son mouvement «une véritable rénovation du processus de démocratie participative». «Je dénonce la confiscation du pouvoir par quelques-uns, autant par le cumul des mandats que par la confiscation des clés de compréhension. Il faut réinventer le débat avec les militants et les autres citoyens, insuffler un véritable lobbying citoyen et qu’il y ait une traçabilité des décisions prises au Parlement. C’est un gros challenge !» Et la proximité des parlementaires avec les citoyens ? Un peu déficiente, non ? «Un député national représente 100 000 personnes. Un parlementaire européen, 900 000 pour le grand sud-Ouest par exemple, soit une circonscription grande comme la Bulgarie ! Ce n’est pas évident.» Sinon, quels sont les enjeux pour un département rural comme le nôtre ? «L’agriculture ! Aider une agriculture de qualité, la zone de montagne et le maintien des services publics ! Il y a une grosse bataille à mener et il faut lutter contre les lobbies bancaires et financiers qui sont très puissants. Et puis il faut œuvrer pour la transition énergétique qui sera à terme créatrice d’emplois.» défend la députée. Laquelle forcément ambitionne pour sa liste «Nouvelle Donne» d’avoir un maximum d’élus.

 

Extrait d’après La Dépêche du Midi
Publié le 09/04/2014